Allongé sur un grand lit à baldaquin, un beau blond regardait le plafond de sa chambre. Il était perdu dans ses pensées. Il revoyait ses six dernières années qu'il avait passé à insulter tout le monde, à regarder les autres de haut et à se faire toutes les filles de son école les unes après les autres. Il en était presque à tout regretter.
Soudain, quelqu'un entra en trombe dans la pièce et lui dit avec précipitation :
- Le Maître veut te voir, Drago...
C'était sa mère, Narcissa. La seule personne qu'il ait jamais aimée, excepté bien sûr l'autre...
- Bien, dit-il en se relevant. J'arrive tout de suite.
Elle ressortit et il jura à haute voix. Que lui voulait cette sale face de serpent ? Il n'avait rien à voir avec elle.
En arrivant à l'étage inférieur de son manoir, il entra dans le salon et s'agenouilla devant Lord Voldemort. Intérieurement, il se méprisait d'exécuter un tel acte.
- Relève-toi, ordonna la voix sifflante et froide de son supérieur.
Il s'exécuta et afficha un visage impassible et insondable. Il était impossible de savoir ce qu'il pensait en cet instant.
- Je t'ai fait appeler, commença le Seigneur des ténèbres, parce que j'ai besoin de toi pour faire souffrir Potter...
- Si je puis me permettre, répliqua le jeune Malefoy, rien ne le touche... Comme vous devez le savoir, je l'insulte à tout bout de champ depuis six ans maintenant et je n'arrive à rien. Je ne vois pas vraiment ce que je pourrais faire de plus...
- Et c'est là que je te prouve combien mon intelligence est grande, Drago, reprit Voldemort d'une voix doucereuse. Qui te parle d'insultes ? Tes prouesses en matière de séduction sont parvenues jusqu'à moi, mon garçon, et je voudrais que tu séduises sa meilleure amie, Hermione Granger... Je veux qu'il la voit s'éloigner petit à petit de lui pour finir avec nous...
Non... il ne pouvait pas lui demander une chose pareil... Il s'était justement juré de ne plus jouer avec les filles et de se déclarer enfin à celle pour qui son c½ur brûlait depuis déjà si longtemps...
- Pourquoi elle et pas une autre ? Demanda-t-il alors, espérant ainsi guider son Maître vers celle qu'il aimait secrètement. Il y a plusieurs filles qui comptent plus que tout à ses yeux...
- Tu penses à l'une de ses demi-s½urs, n'est-ce pas ?
Malgré son ton froid, Drago compris que la question était ironique.
- Ou à la fille Weasley, dit-il pour cacher le trouble qui s'était emparé de lui, rien qu'en entendant parler d'elle.
- Tu n'oserais pas tomber amoureux d'une Weasley, tout de même, Malefoy, s'inquiéta faussement Voldemort.
- Vous me demandez bien de mettre une fille de moldus dans mon lit, railla le jeune homme, se croyant vainqueur.
- Mais je ne pense pas me tromper en disant que tu préfèrerais soumettre l'une des filles de Rogue à ton charme, rétorqua le Seigneur des Ténèbres qui semblait réfléchir. Bien. Alors, nous allons faire un marché... De toute façon, ça fera toujours deux filles importantes pour Potter avec nous...
Drago voyait clairement se dessiner un sourire machiavélique sur les lèvres minces de son Maître et pour la première fois, il eut peur. Pas pour lui, mais pour elle...
- Si tu parviens à faire flancher notre amie Granger, je convaincs ton père et Severus d'organiser votre mariage...
- Vous savez aussi bien que moi que Rogue n'acceptera jamais si sa fille ne le veut pas, ironisa le blond. Et puis, je ne veux pas la forcer...
- Voilà de bien beaux sentiments, Drago, se moqua Voldemort. Réfléchis... Qu'importe ce qu'elle veut si elle est celle qui comblera tous tes désirs les plus coquins, celle qui portera tes enfants, celle qui te sera complètement soumis ? Ne me dis pas que ça ne te fait pas rêver...
- Et vous ferez quoi de Granger après qu'elle aura quitté Potter pour moi et que je la laisserais tomber pour celle que j'aime réellement ? Le provoqua le jeune Malefoy. Vous la tuerez ?
- Elle aura tout perdu, répondit Voldemort. Je serais sa seule sortie de secours, et peut-être que si elle est avec nous, cela facilitera les chose en se qui concerne ta Bien-aimée...
Drago réfléchit à toute vitesse. Qu'avait-il à perdre ? L'amour de sa vie... Mais il y avait peut-être une solution, mais qui restait néanmoins très risquée.
- En admettant que j'accepte, dit-il enfin, aurais-je le droit de séduire Clémence Evans en même temps et de lui faire part de cette mission si elle succombe ?
- Tu joues avec le feu, dit sévèrement son Maître. Si Hermione s'aperçoit que tu en aimes une autre, une de ses meilleures amies qui plus est, tu risques d'échouer...
- Je ne vous cache pas que je me contrefiche pas mal de Granger et que je séduirais Evans en priorité, ricana Drago. Mais c'est à prendre ou à laisser... Comme vous l'avez si bien dit, aucune fille ne me résiste très longtemps quand j'ai décidé de l'avoir, même si elle porte le nom d'Hermione Granger... Je vous rappelle en passant qu'elle n'a pas échappé à la règle quand on dit que toutes les actuelles Septième et Sixième Année sont passées dans mes bras... il n'y en a qu'une qui le l'a pas encore fait et je compte bien y remédier...
- Je prends, dit Voldemort, mais souviens-toi que je suis le seul à pouvoir faire en sorte que tu te maries avec Clémence Evans... Je suis le seul qui puisse faire entendre raison dans ton sens à ton père... Souviens-toi qu'elle reste une Sang-mêlée à ses yeux, et ça, malgré tes sentiments à son égard...
- Il y en a d'autres, bougonna Malefoy, comme pour lui-même.
- Pardon ?
- Commencez à en parler à mon père et à Rogue... Je veux être certain que les choses seront faites correctement le jour où Granger sera à vous...
- Fais-moi confiance, Drago. Lord Voldemort n'a qu'une parole... Elles seront faites en temps et en heures, mais préoccupe-toi plutôt de ta mission parce que sinon, il se pourrait que Clémence n'atteigne jamais sa dix-septième année...
Le jeune homme quitta la pièce les larmes aux yeux. Il fallait qu'il assure ses arrières, et pour cela, il devait parler de tout urgence au directeur de Poudlard. Lui seul détenait le pouvoir de lui donner la chance de séduire Granger tout en étant aimé de l'Élue de son c½ur...